L’Institut National des Arts devient partenaire officiel de la COACUM
Le mercredi 8 juillet 2026, une délégation de la COACUM a été reçue à l’Institut National des Arts par son directeur, M. Abdoul Dicko. La réunion portait sur l’application effective de l’article 13 du décret portant statut des professionnels de l’art — celui qui prévoit l’élaboration de mécanismes d’appui aux artistes, y compris l’accès aux dispositifs nationaux d’assurance sociale et sanitaire.
Elle s’est conclue par un accord de partenariat.
Six axes de collaboration
Le président de la COACUM, Cherif Diagne, a présenté l’organisation, ses objectifs et sa feuille de route, avant de solliciter l’accompagnement de l’Institut pour porter les préoccupations de la coalition auprès du ministre de la Culture, des Arts, de la Communication et des Relations avec le Parlement.
Les échanges ont dégagé six axes prioritaires :
- un plaidoyer pour la reconnaissance des droits des artistes et la valorisation de leurs créations ;
- la création d’un système de sécurité sociale pour les artistes ;
- la mutualisation des compétences et l’établissement de l’INA comme partenaire officiel de la COACUM ;
- la participation de la coalition aux mécanismes et activités de l’Institut ;
- la mise à disposition d’un espace de travail pour la COACUM au sein de l’INA ;
- l’accompagnement des artistes dans la monétisation de leurs œuvres, notamment via les plateformes numériques.
Vers un département des cultures urbaines
Les participants ont exprimé le souhait de voir créer un département ou un cadre spécifique consacré aux cultures urbaines, afin d’intégrer pleinement le rap, le cinéma urbain, les arts numériques et les nouvelles expressions artistiques — et d’offrir aux artistes un espace de structuration, de formation et de développement.
Une parole collective
Les interventions ont convergé vers un même constat. Abdou Fall a rappelé la nécessité d’une organisation collective pour défendre les intérêts des artistes. Ivan Weihanou a insisté sur l’urgence d’un système de rémunération et d’une assurance maladie permettant aux créateurs de vivre dignement de leur métier.
Abdoul Wone a souligné le manque à gagner pour l’État lui-même, faute de reconnaissance économique et juridique du secteur. Yacoub Koné a plaidé pour une meilleure compréhension par les autorités de l’importance stratégique de la culture. Zahra Diop a abordé les difficultés propres à la structuration du cinéma.
Samba Diallo et Youssouf Diallo ont rappelé l’urgence d’une reconnaissance officielle du statut. Abdourahmane Sow a souligné que les créateurs participent aussi à la création d’emplois. Edhman Mamadou Sow a relevé qu’à une époque de moyens plus limités, les opportunités de scène étaient pourtant plus nombreuses. Mamadou Saidou Anne a regretté la faible participation de l’État et la persistance d’une perception négative des artistes. Hamady Djiré a demandé un cadre légal permettant aux artistes d’être rémunérés correctement et associés aux décisions du secteur.
Les engagements de l’Institut
M. Abdoul Dicko a exprimé son ouverture et son souhait de travailler avec les acteurs culturels. Il s’est engagé à :
- porter le plaidoyer de la COACUM auprès du directeur des Arts et formuler une demande d’audience auprès du ministre de la Culture ;
- accepter le partenariat entre la COACUM et l’Institut National des Arts ;
- mettre à disposition les espaces sollicités pour les formations, ateliers et activités culturelles de la coalition.
La séance a été levée sur une volonté commune de poursuivre les échanges et de renforcer la collaboration entre la COACUM, l’Institut National des Arts et les autorités culturelles.
Procès-verbal établi par Ivan Weihanou, secrétaire de séance, sous la présidence de M. Abdoul Dicko, directeur de l’Institut National des Arts, en présence de M. Cherif Diagne, président de la COACUM.